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Tunisie : le SNJT condamne les agressions contre les journalistes par les forces de l’ordre

Radio M | 01/10/21 16:10

Tunisie : le SNJT condamne les agressions contre les journalistes par les forces de l’ordre

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a fermement condamné, jeudi 30 octobre, toutes les attaques dont étaient victime un certain nombre de journalistes tunisiens par les forces de l’ordre mercredi dernier, et d’exprimer également sa pleine solidarité avec eux.

Dans un communiqué rendu public jeudi soir, le Syndicat a énuméré les attaques contre 5 journalistes hommes et femmes, et les a considérées comme un « tournant dangereux dans la relation sécuritaire avec la presse », soulignant que « la poursuite des attaques sécuritaires est le reflet clair de la continuité de l’État policier avec les politiques des régimes précédents, et une indication des dangers menaçant la liberté des médias par l’intimidation des journalistes et les restrictions à la liberté du travail journalistique.

Le Syndicat des journalistes a annoncé qu’il allait « poursuivre tous les agresseurs », et a également appelé le responsable de la direction du ministère de l’Intérieur et l’Inspection générale du ministère et du Parquet à assumer leurs responsabilités dans la traque des agresseurs ». et de mettre fin à l’état d’impunité.”

En revanche, le syndicat a dénoncé le “manque de volonté du ministère de l’Intérieur à affronter la transgression de la loi par ses élélements, et l’incapacité des structures étatiques à exercer leur rôle premier de protection des citoyens”, soulignant “sa volonté de s’engager dans tous les mouvements de lutte nécessaires pour faire face à de telles pratiques répressives”.

Selon le texte du communiqué, mercredi, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis 1 a autorisé la saisine d’Oussama Chaouali, journaliste de l’émission « Les quatre vérités », diffusée sur la chaîne « Al- Hiwar Al-Tunisi”, dans une affaire qu’il comparaîtra demain matin pour “association de malfaiteurs”, sur fond de plainte contre lui. Alors qu’il “était en train de faire du journalisme d’investigation”.

Ce matin, les forces de sécurité en uniforme ont emmené le journaliste Oussama Chawali, le photojournaliste Makram Al-Muftahi et le coordinateur Hossam Ferchichi au centre de sécurité de la région de Sidi Bachir à Tunis, après leur arrestation au cimetière “El Jallaz” alors qu’ils travaillaient sur un enquête sur le commerce de crânes humains. L’équipe de presse a été détenue pendant plus de 5 heures au centre de sécurité de Sidi el-Béchir dans la capitale.

Dans un deuxième incident, un agent de sécurité en uniforme a arrêté Fayza Al-Arfaoui, une journaliste de la radio “IFM”, alors qu’elle photographie sur la hausse des prix dans la région de Marsa à Tunis. Il l’a emmenée au poste de sécurité, où un rapport a été émis contre elle pour avoir filmé sans autorisation.

Au Bardo, l’un des responsables de la sécurité a agressé Lilia Al-Husseini, journaliste à la “Radio nationale”, et Yassin Azza, avocat. Lorsque le journaliste a documenté l’incident de l’agression de l’avocat, l’agresseur s’est emparé du téléphone de la journaliste et a abusé d’elle, ce qui a nécessité leur transfert à l’hôpital Charles Nicole de la capitale, où ils ont effectué des examens médicaux et déposé une plainte auprès du procureur de la République, qui a autorisé l’ouverture d’une enquête sur la division centrale de la Garde nationale à Ben Arous.

Le dernier rapport de l’Unité de surveillance du Centre de sécurité professionnelle du Syndicat national des journalistes tunisiens, présenté le 13 de ce mois, a suivi une diminution du nombre d’attaques contre les journalistes et les photojournalistes au cours du dernier mois d’août par rapport à juillet 2021. , et la cellule de veille a consigné dans sa synthèse du rapport d’août 2021, 15 Une attaque en août 2021 sur 20 notifications reçues contre la cellule, contre 26 attaques sur 32 notifications de cas reçues au mois de juillet.

Les attaques ont touché 18 victimes, réparties entre 16 journalistes et deux photojournalistes, et les victimes ont été réparties par sexe en 11 femmes et 7 hommes.

Les journalistes des victimes appartenaient à 12 institutions médiatiques, dont 6 chaînes de télévision, 5 stations de radio et un journal écrit.Ces institutions sont divisées en 10 institutions privées et deux institutions publiques.

Avec TAP