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Répression des marches du Hirak : Le PST dénonce une grave escalade

Radio M | 15/05/21 18:05

Répression des marches du Hirak : Le PST dénonce une grave escalade

Le Parti socialistes des travailleurs (PST), qualifie, dans un communiqué rendu public samedi, de ‘’grave escalade’’ la répression des marches du vendredi 117 du Hirak.

‘’Les arrestations massives de manifestantes et de manifestants hier vendredi 14 mai, ainsi que celles de dizaines de journalistes et de dirigeants politiques connus tels que : Wahid Ben Halla (Dirigeant Mds), Mohcen Belabbes (Président Rcd), Ali Laskri (Dirigeant Ffs), etc., constituent une grave escalade dans la répression qui doit cesser immédiatement’’, lit-on dans le communiqué.

Cette stratégie du pouvoir, qui consiste à mettre au pas le Hirak, et par là même tout le peuple algérien, est une fuite en avant face à ses responsabilités politiques. C’est une dérive autoritaire qui pourrait engendrer un Etat militaro-policier, ajoute la même source.

Contrairement à cette aventure répressive, qui ne pourrait qu’exacerber la détermination légitime du peuple algérien pour la défense de ses libertés démocratiques, le pouvoir dont la responsabilité politique historique est engagé, doit changer de cap. La solution est politique et ne saurait se réaliser par la répression, par les passages en force électoraux et par la fixation unilatérale et sans la volonté populaire de la règle du jeu politique, note le communiqué.

Selon le PST, le pouvoir a la possibilité, et surtout la responsabilité, de faire le choix politique de la démocratie et de la souveraineté populaire qu’il prétend vouloir promouvoir dans sa ” nouvelle Algérie”.

Le pouvoir doit répondre positivement et en toute urgence aux revendications politiques et démocratiques suivantes : Libération de tous les jeunes activistes du Hirak ainsi que tous les détenus politiques et d’opinion, cessation de tous les actes de répression et levée de toutes les entraves à l’exercice effectif des libertés démocratiques en Algérie, l’annulation des élections législatives du 12 juin prochain.

Le part exige également l’ouverture effective des médias publics à toutes les opinions, notamment à l’opposition  politique partisane et citoyenne.