Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi, à l’unanimité, une résolution qui met fin au mandat de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour le maintien de la paix au Mali (MINUSMA), suite à la demande de Bamako.
Ce vote intervient suite à la demande des autorités de transition maliennes, le 16 juin dernier, du « retrait sans délai » de la Mission de la MINUSMA dans le pays. Les Casques bleus devraient donc cesser leurs activités dans ce pays d’Afrique de l’Ouest à compter du 1 juillet 2023. Ils devront quitter le Mali d’ici au 31 décembre 2023.
Tout en reconnaissant les résultats positifs de la Minusma en matière « d’assistance humanitaire, sociale et les missions de bons offices du Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu », l’ambassadeur représentant permanent du Mali à l’ONU, Issa Konfourou, a déclaré devant le Conseil de sécurité de l’ONU que « la MINUSMA n’a pas atteint son objectif fondamental d’appui aux efforts du Gouvernement à la sécurisation du pays ».
Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop a, pour sa part, estimé que « la Minusma semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale ». Il a ajouté que « cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations maliennes à l’égard de la Minusma, et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la mission de la paix de l’Onu ».
Créée en 2013 par la résolution 2100 du Conseil de sécurité, la MINUSMA avait comme objectif d’appuyer le processus politique au Mali et de maintenir la paix et la stabilité dans ce pays.
Agences
