Sur les réseaux sociaux et même durant les manifestations qui ont eu lieu fin d’Année au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, les populations africaines ont exprimé leur rejet de la présence et l’influence française dans le continent africain. Une situation qui a fait réagir ce jeudi le président français Emmanuel Macron
« L’anti France et la haine de la France qui s’exprime sur les réseau sociaux en Afrique est financé, notamment par la Russie », a déclaré Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse sur « l’engagement de la France et de ses partenaires au Sahel » organisé à l’Élysée conjointement avec le président sénégalais Macky Sall, le président ghanéen Nana Akufo-Addo et le président du Conseil de l’Europe, Charles Michel.
Sur la présence des groupes militaires russes « Wagner » au Mali, le président français a précisé que cette présence « n’est pas une coopération entre le Mali et la Russie, mais plutôt c’est la junte au pouvoir au mali qui a recruté des mercenaires ». Il a ajouté que leur présence est confirmé par le président russe Vladimir Putin et leur nombre est d’environ 800 hommes.
Sur la présence française dans la région dans le cadre de l’opération Barkhan, le président français a déclaré que cette opération sera européanisée et se retirera du Mali vers le Niger sur une durée de quatre à six mois. Il précise “le Coeur de l’avion ne sera pas seulement au Mali, mais il sera au Niger”.
Il a ajouté que Ces personne (Wagner) sont de plusieurs nationalités et se sont opéré durant des années en Libye et au Centre Afrique et leurs objectifs est prédatrice de richesse.
Pour le président sénégalais; Macky Sall et président actuelle de l’Union africaine, son pays ne s’oppose pas à la présence des troupes européennes dans la région, mais celle-ci doit être réarrangée et impliquera d’avantage les pays de la région, dont les pays de la CEDEAO et du Grand Maghreb.
De son coté, le président Ghanéen, Nana Akufo-Addo et président actuel de la CEDEAO, « ce qui se passe en Afrique, notamment au sahel et au Maghreb concerne toute l’Afrique et nous devons tous participer à la stabilité de la région ».
De notre envoyé à Bruxelles : Aboubaker Khaled
