Modeste contribution du gouvernement social-démocrate qui a fait dès son élection, en 2019, de la question de la migration ultrasélective son cheval de bataille. 15 km ne sont rien comparés au 500 km que compte « Barbeléser » la Lithuanie sur sa frontière avec la biélorussie, mais le geste est d’une grande symbolique quand on sait surtout que le Danemark s’est fixé comme objectif « zéro demandeur d’asile ».
Ces barbelés sont un modèle particulier couvert de lames similaires à celles d’un rasoir, pouvant causer de graves blessures, mortelles parfois. Les plus cyniques défenseur de ce mur de barbelés, évoquent une « solution de bon sens », comme le ministre de l’immigration danois, Mattias Tesfaye, ironie du sort, lui-même fils d’un réfugié éthiopien.
Un mur anti-migrants que les ONG, dont Amnesty International, n’ont de cesse de dénoncer. Amnesty International accuse le gouvernement danois de faire preuve d’un « déni de la réalité » face à cette crise migratoire et aux drames qui en découlent.
Le Danemark s’érige en porte-drapeau de la politique isolationniste et foncièrement xénophobe que la droite et l’extrême-droite veulent pour l’Europe. Et puis, un pays qui tue 15 millions de Visons pour se prémunir du Covid, est tout aussi capable de laisser mourir des migrants aux frontières pour préserver son bien-être.
